# L'animation limitée

**L'essentiel.** Une contrainte de production devenue grammaire, puis style, puis choix délibéré chez des gens
qui n'avaient aucune raison économique de l'adopter.

- La contrainte est celle du **rythme télévisuel** : à partir d'« Astro le petit robot » (1963), il faut
  produire un épisode par semaine avec des moyens de série.
- La réponse n'est pas seulement une économie de dessins : elle **stimule l'invention de mise en scène** et
  installe une narration sérielle, inspirée du manga et du cinéma en prise de vue réelle.
- Côté américain, **l'UPA** fait le même mouvement pour d'autres raisons, en réaction à Disney : des anciens
  du studio, lassés des animaux déformés, cherchent une animation plus graphique et plus expérimentale.
  « Gerald McBoing Boing » en est l'emblème, et il fait le lien avec le son : un garçon né sans voix humaine
  qui ne produit que des onomatopées.
- Cette animation limitée se diffuse ensuite au Japon et à **l'école de Zagreb**, où elle croise une position
  politique, celle de la Yougoslavie et de sa troisième voie.

**Avertissement de méthode, à garder dans la fiche.** C'est le sujet le moins bien documenté en français en
accès libre. La source décisive est la thèse de Marie Pruvost-Delaspre sur la Tôei Dôga (2014), dont le texte
intégral n'est pas déposé : il faut son livre « Aux sources de l'animation japonaise » (Presses universitaires
de Rennes, 2021) ou le numéro 13 de la revue Blink Blank. Sur Zagreb, l'article de référence est dans *Slavic
Review* (Cambridge), en accès payant. Sur l'UPA, « Cartoon Modern » d'Amid Amidi (2006), en anglais.

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Complément : https://atelierenmouvement.fr/fiches/pdf/10-animation-limitee.pdf
