C'est l'exercice par lequel tout le monde passe, et celui où tout le monde se trompe au même endroit. Un cycle, c'est deux pas : quand on arrive au dernier dessin, on repart au premier sans couture.
Par pas, quatre dessins suffisent, et ils ont chacun un nom :
Sur la feuille, ces quatre noms sont déjà écrits sous les cases, deux fois : les dessins 1 à 4 font le premier pas, les 5 à 8 le second.
C'est la bande du haut, et c'est elle qui fait toute la différence. On y trace la hauteur du sommet du crâne, dessin par dessin. Elle monte et descend deux fois par cycle : haut au contact et à la montée, bas à la descente.
Une marche dont le corps reste à la même hauteur flotte, elle n'a pas de poids. Richard Williams le dit autrement : quand on décalque une marche filmée sans rien exagérer, ça ne marche pas, il faut accentuer les hauts et les bas.
Tracez la courbe avant de dessiner : elle vous dit à quelle hauteur placer chaque tête, au lieu de la découvrir après coup.
Deux personnes ne marchent jamais pareil. Avant de commencer, écrivez en bas de la feuille qui marche et comment : pressé, fatigué, fier, qui traîne. Une marche neutre n'existe pas, et c'est la marche qui raconte le personnage.
Les bras vont à l'inverse des jambes : jambe gauche devant, bras droit devant. C'est l'erreur la plus fréquente, et elle rend la marche bizarre sans qu'on sache pourquoi.
La hauteur du crâne · haut au contact et à la montée, bas à la descente
Ce qui fait cette marche-là
Qui marche, et comment : pressé, fatigué, fier, qui traîne.
À vérifier avant de tourner
Les bras vont à l'inverse des jambes · le dessin 8 raccorde avec le 1 · la descente est bien le point le plus bas.